Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la Lumière du Soleil, Sunlight. Moonlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Ils marchèrent ensemble en direction de l’horizon, seul allié de leur histoire éternelle dans le but de se retrouver un instant, aussi infime soit-il car ils savaient qu’ils étaient là l’un pour l’autre.
+ Moonlight et Sunlight furent pris dans un tourbillon qu’ils ne purent réfréner. En effet, ils avaient attendu cela toute leur existence cosmique. Pour une fois, dans ce laps de temps, ils pouvaient enfin se frôler, s’abandonner, s’adonner à leur passion si longtemps mise de côté,interdite par la galaxie elle-même.
+ Sunlight pris le dessus sur Moonlight en la perçant profondément de son regard lumineux, chaud et tellement viril car il l’aimait plus que tout: il avait défié l’univers, les éléments sans jamais se décourager ou sombrer dans le désespoir à l’idée de ne pouvoir être réuni un jour, de ne pouvoir la toucher, de ne pouvoir la caresser, de ne pouvoir la posséder.
+ Moonlight et Sunlight furent pris dans un tourbillon qu’ils ne purent réfréner. En effet, l’un comme l’autre, l’un avec l’autre et contre les lois de la création, ils se sentaient vivre, enfin. Ils sentaient leur coeur battre à l\’unisson, s\’accélérer pour une ultime danse. Ils ne brillaient plus pour les autres, ils étaient libres et le cosmos entier le ressentait. Du tartare aux champs Elyséens, tous auront ressenti dans leur âme la passion de Moonlight et de Sunlight, tous auront admiré le ciel se parer de couleurs jusqu’alors inconnues, de teintes froides et lumineuses en un seul lieu, en un seul moment dans l’univers entier.
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.
C’est parti pour le Game Chef 2016 ! C’est la première fois que nous participons à ce concours de création de jeux analogiques (tout sauf jeux vidéos). Le thème de cette année (la technologie) nous a laissé un peu dans le brouillard, mais nous avons finalement essayer de produire quelque chose.
La version beta de T.A.N.G.O. (Transmission Automatisée de Narration Générée par l’Observation) est en disponible sur le site. Le jeu vous propose de créer un conte, une légende, à partir d’une vidéo de danse, puis de partager votre production sur le site.
Sarah rentre chez elle, énervée, excitée, apeurée. Elle est à bout. Elle prend donc une pilule pour dormir, en demandant à Eric de veiller sur sa fille Alicia, et se réveille qu’à la fin de la journée suivante. Mais… Horreur ! Ni Eric ni Alicia ne sont là. Sarah panique. Eric n’a pas l’habitude d’emmener l’enfant et qu’il lui a promis de rester auprès d’elle pour veiller sur elles deux. Après une fouille de la maison, Sarah tombe sur une étrange découverte.
Dans la cuisine, sur le frigo, un mot d’une belle écriture manuscrite. Un rendez-vous dans un restaurant chic. Elle pense au vampire qu’elle a vu la veille. Après un instant d’hésitation et s’y rend, craignant qu’il n’ait enlevé sa famille. Ce dernier est charmant et nie les accusations. Il essaie d’être galant, contrairement à la veille, à séduire Sarah, mais devant l’état émotionnel instable de celle-ci et ne pouvant rien en tirer, lui remet plutôt un rendez-vous le soir suivant sur les quais.
Sarah est toujours affolée, elle fait la tournée des garages. C’est dans l’un d’eux qu’elle trouve Eric. Elle lui fait une scène devant ses potes et rentre avec la petite en cherchant un taxi.
NB: on parlera de Wata au féminin, même si le personnage est transgenre.
Wata est habillée d’une robe avec un décolleté plongeant. Sa démarche est dangereuse, fatale… Une fleur vénéneuse. Avant de suivre Sarah, elle est passée par le cimetière Saint-Louis, un lieu de son passé qui lui donnera de la force. Elle se rend à l’endroit où il a rencontré sa Sire la première fois: Une tombe importante pour ceux qui font du vaudou, sur laquelle il est coutume de tracer 3 croix. Wata prie en mémoire de sa Sire et de sa grand-Sire, tous deux tuées par la faute de Vidal. Après sa prière, elle remarque un fait étrange: la tombe de Marie, Chloé, Nathaniel, toutes ses connaissances défuntes… sont fraichement fleuries. Elle s’interroge. Tous ces souvenirs lui procurent de la colère, la force nécessaire pour continuer à vivre. Elle passe alors au Lady’s Nigth et cherche à revoir Sarah. Elle l’aperçoit alors avec sa fille et prend un taxi pour la suivre.
Sarah ne se rend pas compte que Wata a croisé son chemin et l’a suivie. Alors qu’elle a couché la petite, assise dans la cuisine, perdue et pensive, une lettre tombe de sa boite aux lettres. Wata, d’une écriture enfantine, lui offre sa protection en lui avouant que la détresse et la détermination de Sarah l’ont ému. Elle laisse son numéro et Sarah lui téléphone, éberluée… La rencontrera-t-elle? Peut-être… En attendant, il va falloir subir la colère d’Eric…
Théodore et Djamil sont dans la chambre d’hôtel. Le soleil va bientôt se lever…
Djamil boit et essaye de se calmer. Il vient de voir des vampires fanatiques appartenant au Saint -Ordre et fait un lien avec le meurtre de sa famille… Les visions d’horreurs qu’il a à l’esprit sont très pénibles. Théodore frappe à sa porte et décide de passer la journée dans la même chambre. Il n’a pas l’air d’aller bien non plus. Les 2 vampires se réveillent et discutent. Ils évoquent le passé de Djamil, la magie, puis le passé de Théodore.
Il y a 20 ans, ils étaient un groupe de 5 amis, puis sa meilleure amie s’est faite enlever et ils sont partis à sa recherche. C’est là qu’ils sont devenus vampires et ont rencontré Vidal. Ils se sont par la suite opposés à lui. Un prénom de femme passe, évoquant une blessure… Joy. Mais Théodore poursuit par son départ pour l’Angleterre. Il s’est lié au Roi d’Angleterre et est aujourd’hui son émissaire auprès Vidal. Mais l’attaque remet les choses en question. Elisabeth, qui l’accompagnait, a disparu.
Ils échangent sur la question du Saint-Ordre (des vampires sous cette tenue?!) et décident de poursuivre un bout de chemin ensemble pour éclaircir les mystères qui les entourent. Mais en descendant dans le hall de l’hôtel, le gérant discute avec les forces de l’ordre vampiriques. Surprise ! Ils sont recherchés, comme le montre les affiches que ces derniers tiennent dans leurs mains !
Ils sont donc obligé de s’éclipser par les toits. Pas moyen de reprendre la voiture, les forces de l’ordre sont partout. Djamil propose à Théodore de changer d’apparence. Ils se transforment en un petit couple de papy-mamy. Ils fuient et se rendent dans un manoir colonial, plein de poussière, lié au passé des 5 amis. Un manoir que leur avait offert Vidal lorsqu’ils étaient encore alliés. Il y a si longtemps déjà… Les deux protagonistes prennent alors de discuter de leurs possibilités pour élucider l’affaire pour laquelle ils sont recherchés.
Ce soir là, Sarah se rend au rendez-vous du vampire qui règne sur la clique de drogués…
De son côté, Djamil hérite de la chambre d’Aimé/Wata. Il se rapproche d’un miroir et voit son reflet, qui commence à se déformer… Un contact se crée alors entre Djamil et Wata, dans le monde des rêves, grâce aux pouvoirs de Wata. Dans ce monde, les deux protagonistes se rencontrent mais Wata est incapable de parler. En effet, ce moyen de communication était celui qu’il utilisait pour entrer en contact avec son ex-amant, Black Sad. Là, c’est un inconnu qui vient lui parler… Wata, prise de frissons, envoie des serpents repousser Djamil dans le monde onirique, mais est décidée à retourner au Manoir pour découvrir de quoi il en retourne.
Wata arrive au Manoir. Il y découvre Théodore et Djamil. Les retrouvailles sont froides. En effet, Wata en veut toujours à Théodore de l’avoir abandonné ici. Elle propose néanmoins son aide, non pas par amitié mais en échange du départ rapide de Théodore. Elle ne veut plus le voir…
Un Théodore bien triste et une étrange émotion entre Aimé/Wata et lui, une difficulté de communiquer, une peur d’envenimer les choses… Djamil parle de l’évènement survenu à son spectacle et des suites…Puis Théodore parle brièvement de son parcours, du fait que le roi d’Angleterre l’a envoyé au sujet du problème du Saint-Ordre vers Vidal.
Quant à Wata, elle souligne qu’Aimé est mort. Elle est Wata désormais.
Le vampire reçoit Sarah en tentant d’effleurer sa lèvre blessée. Il est à la fois sensuel et effrayant. Il interroge Sarah en lui demandant si son mari la frappe, comme s’il voulait faire justice. Sarah se hérisse, se crispe. Le vampire essaie de nouer une conversation courtoise mais dangereuse: Sarah ne se fait-elle pas balloter par la vie? Ne voudrait-elle pas devenir plus forte? Il insinue que devenir un vampire lui permettrait de se propulser où elle veut, de se débarrasser de ses chaines, retrouver sa soeur…
Mais Sarah ne veut pas. Elle a une famille, une merveilleuse fille, qu’elle veut voir grandir, le soleil sur son visage… L’éternité ne la tente pas. Mais le vampire se lève, la prend par les épaules d’une poigne de fer, et la nargue sur sa faiblesse. Oui, il va lui présenter quelqu’un comme il l’a promis, mais sera-t-elle un diner ou une convive ?
Sans un mot de plus, il la boit.
Les ténèbres l’envahissent.
Au bout d’un long moment, Sarah reprend vaguement conscience, meurtrie. Ils sont à quai et un italien en costume discute avec le vampire qu’il appelle Armand. Armand… Armand qui souhaite l’étreindre malgré l’interdiction des lois de Vidal…
Une chaleur s’engouffre dans la bouche de Sarah…
Le parc Louis Armstrong. Sarah ne sait pas ce qu’elle fait là. Armand l’a surement déposée ici, mais pourquoi ? En totale détresse, elle appelle Wata tout en vomissant toutes ses tripes. Elle se sent horriblement mal. Wata finit par arriver comme la sauveuse.
Wata caresse et berce Sarah pendant sa transformation. Ils parlent de son enfant, de sa vie de mortelle. Puis elle l’emmène jusqu’au lac, la dénude et la lave, comme si elle pouvait chasser le sang vampirique de son corps.
Théodore et Djamil, à la demande de Wata, partent en quête d’une poche de sang. Malheureusement, ils se font contrôler par une patrouille de la milice de Vidal. Ils réussissent à s’en tirer sans accroche, grâce à leurs faux-papiers, quand une voiture surgit bruyamment et un type du genre gansgta, prénommé Doggie, leur hurle de monter à la grande surprise des flics. Une fois les deux présumés « terroristes » à bord, le conducteur fou va récupérer Wata et Sarah.
Une fois au Manoir, Sarah est nourrie et Wata continue à tenter de l’apaiser. Elle finit par se jeter dans ses bras. Wata la serre dans ses bras comme une mère serre son enfant. En fond, la télévision parle de manifestations en Louisiane, à la frontière de l’état vampirique, contre l’état vampirique, pour une refonte avec le Texas. Mais ces considérations là, nos héros n’en ont que faire. Ils sont éreintés…
Le lendemain, réunion de la Résistance, mouvement fondé par Doggie qui débarque avec une vingtaine de ses gars dans un entrepôt. Alors que Doggie galvanise ses troupes en proférant des messages de haine envers Vidal, Wata se lève et prend la parole. Charismatique, elle reprend le flambeau de chef de la Résistance. Puis elle tempère la fougue des révoltés: l’observation est de rigueur pour l’heure. Apparemment, des vampires sont liés au Saint-Ordre. Il est donc trop tôt pour l’action.
Par contre, la Résistance a des affaires importantes dont elle doit s’occuper: Doggie prétend qu’il y a dans le milieu underground un rappeur aux textes engagés qui prétend connaitre la planque d’autres cellules de Résistants. Et, d’autre part, que faire de la cargaison d’armes commandée ?
Retours côté MJ
Je suis plutôt satisfait de cette séance, mais:
La réunion des PJ a parfois été très artificielle (miroir onirique par exemple)
L’étreinte de Sarah n’a pas eu l’effet escompté: l’aspect fascination du vampire n’a juste pas pris…
Peu de dés ont été lancés cette fois. Pas de commentaires sur ce point.
Les Emotions ont été chargées/déchargées sans intervention du MJ. C’est assez agréable de voir que les joueurs ont compris le système et ne requièrent pas mon intervention
L’intitulé des Emotions (leur gradation) a été utilisé comme support au roleplay. Cette gradation doit donc être gardée.
Les Souvenirs ont été utilisés comme support à la narration/au roleplay par les joueurs. Je ne suis pas intervenu à ce propos. Ceci renforce mon ressenti comme quoi il faut mécaniser l’utilisation des Souvenirs pour leur donner plus d’impact dans la fiction et surtout récompenser/inciter les joueurs à utiliser les Souvenirs de cette manière. Questionnement personnel: est-ce que cela fait doublon avec les Emotions ?
Ca y est ! Nous y sommes ! Voici la première partie de notre campagne de Vampyre: Ein weiterer Lied. Il y a déjà beaucoup de chose à dire, tant sur la fiction que sur la conception du jeu. Tenez vous prêts et suivez moi dans ce futur dystopique où la Mascarade est tombée !
Eléments de contexte
Cette première session s’ouvre après une première saison de campagne. Suite au départ de trois joueurs, deux nouveaux joueurs ont dû être recrutés. La coterie qui regroupait les cinq personnages joués a été dissoute lors de la dernière session de la première saison. Les difficultés majeures qui ombragent ce début sont la réunion des anciens personnages joués d’une part, l’introduction de ces deux nouveaux personnages joués sans pour autant les écraser par le background d’autre part et enfin la création d’un lien entre tous les personnages joués anciens comme nouveaux.
La première saison racontait l’histoire de 5 amis (Théodore, Joy, Aimé, Eliot et Black Sad) qui découvraient le Monde des Ténèbres, les rouages de la politique vampirique et la prophétie de Caïn. L’une des protagoniste, Joy Saylor, était la dernière fille d’Eve et faisait l’objet de convoitise des divers factions vampiriques. La saison 1 s’est terminé dans un grand affrontement final entre ces factions pour obtenir de Joy. La Mascarade tombe dans un fracas et les héros de notre histoire se séparent dans un moment de doute.
Les compte-rendus de la Saison 1 se trouvent ICI. Je ne m’étends pas dessus car nous avions joué avec les règles de Requiem.
Vingt ans se sont écoulés. La Mascarade est tombée. Le monde est scindé en deux: d’un côté les fanatiques religieux du Saint Ordre, de l’autre l’Etat Vampirique mené par Augusto Vidal qui tente de concilier Humains et Enfants de la Nuit. C’est dans ce contexte de monde instable que les personnages entrent en scène.
Les personnages
Théodore Caufield est un rescapé de la première saison. Amant de Joy, il s’est enfui en Angleterre pour s’entrainer, prendre de l’influence et revenir prendre son amour des mains de Vidal. Sur les terres d’Albion, il rencontre sa future mentor et se fait remarquer par le Roi des vampires, qu’il servira avec fidélité durant ces vingt années. Maintenant qu’il est prêt à revenir à la Nouvelle Orléans, est-il prêt à perdre ce qu’il a construit durant ces années pour son amour (ou l’idée de l’amour qu’il se fait ?).
Aimé St George est également un rescapé de la saison 1. Il s’est caché de Vidal en restant dans les marécages de la Nouvelle Orléans. Il a regroupé autour de lui des adeptes du vaudou, et plus particulièrement de la déesse Mami Wata. Son but est de mettre fin à l’hégémonie des divinités masculines et le patriarcat qui en découle. D’ailleurs, il se fait appeler Wata et entend parfois les murmures de sa déesse.
Djamil le Magnifique est un nouveau venu à la Nouvelle Orléans. Il est issu d’un cirque et est spécialisé dans les tours de passe-passe. Victime du Saint Ordre, qui a massacrer sa famille et les gens de son cirque, il erre maintenant à la Nouvelle Orléans, un petit peu au jour le jour, toujours prêt à faire un tour pour émerveiller les gens. Il espère repartir, refaire sa vie, dans cette ville de tolérance.
Sarah Launey est une humaine. Elle est arrivée à la Nouvelle Orléans avec sa famille (son mari et sa fille de 3 ans) depuis peu. Elle est à la recherche de sa soeur, Aline, qui s’est évanouie dans la nature après avoir montré une fascination grandissante pour les vampires. Sarah espère trouver Aline dans les méandres de la Big Easy.
Voilà ! C’était un peu dense. Les personnages ne se connaissent pas en début de campagne et nous avons passé la première séance à faire des scènes d’introduction personnelle.
La Fiction
La nuit tombe sur la Nouvelle Orléans… La nuit tombe dans l’État vampirique.
Théodore Caufield, accompagné d’Elizabeth Doll, conseillère, amie et amante de Théodore, ont été mandatés par le roi d’Angleterre, Richard d’Albion. Ils doivent demander conseil au fondateur de l’État vampirique, le Prince Augusto Vidal pour sortir l’Angleterre de la prise d’otage dont le pays est victime, depuis la chute de la mascarade.
Théodore a néanmoins insisté concernant l’utilité de sa présence. En effet, son passif vampirique Orléanais peut-être un obstacle à la réussite de cette mission. Le Roi, en connaissance de cause, a indiqué à Théodore qu’il était nécessaire que ce dernier se rendre sur place et lui a réaffirmé toute sa confiance.
Alors qu’il se repose dans l’avion qui les emmène à la Nouvelle Orléans, Théodore a une vision: il voit Joy en robe de mariée essayer en vain de courir vers lui. Au fur et à mesure qu’elle s’approche, elle se désagrège en milles pétales de rose. Lorsqu’il se réveille Théodore ne se sent pas bien. Traversé de remords, il passe le reste du voyage silencieux. Est-ce que c’était une bonne idée de revenir à la Nouvelle Orléans ?
Un fois sur place, la délégation anglaise se rend sur le lieu de rendez vous pour rencontrer leur contact, un bar accueillant un spectacle de magie, le Lady’s Night.
Ce spectacle est tenu par Djamil Le Magnifique. Ce dernier, grâce à sa nature vampirique, cumule les tours de passe-passe avec une efficacité certaine et étale ses talents de magicien. Il en profite même pour faire participer certains spectateurs, notamment Théodore.
Djamil le magnifique continue alors ses tours et fait apparaître des lapins par dizaine. Une petite fille s’exclame alors et cherche à approcher les lapins.
« – Alicia, reviens ici, maintenant » indique une jeune femme aux cheveux de feu. Alors que Sarah Launey cherche à récupérer sa fille, Djamil le Magnifique se rapproche de la petite fille, sous le regard dur de son père, Eric Shon, Djamil fait apparaître encore plus de lapin se dirigeant vers la petite Alicia. Après cette rencontre Sarah et Alicia revienne au côté du père de cette dernière et quittent le Lady’s night.
Après être rentré chez eux, Sarah et Eric passe un moment ensemble. Sarah décide ensuite de partir explorer les rues de la Nouvelle Orléans, à la recherche de sa sœur jumelle, Aline Launey, qui aurait été vue pour la dernière fois au sein de l’État vampirique. Cette dernière, malgré le fait qu’elle soit humaine et les possibles dangers de la Big Easy, prend les risques nécessaires pour retrouver sa sœur jumelle.
Commençant cette recherche nocturne, Sarah passe près du parc Louis Amstrong, aux abords du quartier français. Au sein de ce parc, une silhouette émerge de l’eau, celle de Wata. D’une grâce certaine, elle observe au loin la jeune femme au cheveux de feu, qui semble, selon elle, faire part d’une détermination qui le fascine. Wata hésite alors à suivre la jeune femme. Cependant, des explosions retentissent au loin et attirent son attention. Il se dirige vers l’origine des explosions: le Lady’s Night.
Alors que Elizabeth commence à s’impatienter du retard de leur contact, Théodore, en profite pour faire connaissance avec le Prestidigitateur. Après quelques échanges, la porte d’entrée explose. Fumigènes et rafales de tir ne se font pas attendre.
Des hommes, armés jusqu’au dent et croix autour du coup, tirent alors dans la foule. Djamil a alors un flashback de son passé où il revoit les fanatiques du Saint Ordre massacrer sa famille. Ces mêmes hommes, ces fanatiques, qui s’en prennent aux vampire. Un peu déboussolé, Djamil tente de reprendre ses esprits.
Théodore essaye de retrouver Elizabeth qui semble avoir disparu tandis que Djamil met à mal les opposants grâce à sa magie. Les deux protagonistes arrivent à fuir du bar mais découvrent que les terroristes sont en fait des vampires. Le doute envahit alors Djamil: qui sont réellement les gens qui ont tué sa famille ?
Alors que Sarah explore le quartier français, un homme sous l’empire de drogue l’apostrophe et la prend pour sa sœur jumelle. Cette dernière enivré par l’idée de retrouver sa sœur, n’hésite pas à suivre cet homme vers son repère en vue de rencontrer « le chef » qui semble connaître Aline.
Elle se retrouve alors dans une vieille chapelle, sale et empestant le renfermé. Elle y observe de nombreux drogués addicts au sang vampirique. Le Chef fait alors son apparition. Habillé d’un manteau en cuir où ses cheveux long se déposent, le vampire au charisme certain, comprend tout de suite la supercherie mais répond de manière succincte aux interrogations de Sarah. Il connait bien Aline. Cette dernière a quitté ce lieu depuis quelques mois pour rejoindre les hautes sphères de la société vampirique. Le chef est ensuite transcendé par l’odeur de ses cheveux de Sarah. Il l’oblige alors à rester dans la chapelle en l’asseyant sur le trône de l’église. Insistante sur la nécessité de partir pour protéger son enfant, Sarah arrive à quitter les lieux. Le chef est cependant certain que Sarah reviendra de son plein gré dans la chapelle.
Wata se dirige vers le Lady’s Night, après avoir entendu les explosions. Une sensation étrange la parcourt alors, comme un vieux parfum, une étrange sensation, une madeleine de Proust… En s’approchant, Wata voit un fantôme, Théodore est en face de lui. Malgré que ce dernier soit en plein danger et essuie une rafale de balles avec Djamil, Wata est incapable de bouger, pétrifié par ces retrouvailles. En effet, il revoit la séparation de la coterie, il y a 20 ans. Il ressent à nouveau cette tristesse, ce sentiment qu’on l’a abandonné. Il repense à Black Sad, à leur romance, et au fait qu’il soit le seul a être resté à la Nouvelle Orléans (hormis Joy qui est entre les mains de Vidal), tout seul. Ainsi, il n’arrive pas à bouger et s’enfuit retrouver les eaux du lac du parc Louis Amstrong.
De leur côté, Djamil et Théodore trouvent refuge dans un hôtel de la Nouvelle Orléans.
Une nouvelle nuit comment à la Nouvelle Orléans… Une nuit au sein de l’État vampirique…
Feedbacks
Nous avons testé pour la première fois le système. Voici quelques remarques côté concepteur du jeu:
La création de personnage s’est bien déroulé. Il n’y a pas eu de difficulté majeure.
La charge des Emotions fonctionne bien. Nous n’avons pas joué la Décharge. Petite scorie, nous aurions du charger les Emotions à 2 dès le départ comme écrit dans les règles. Ce n’est pas grave en soit, mais cela sera corrigé dans la prochaine session.
Il y a eu les deux situations concernant la Charge des Emotions: Le joueur qui propose de charger son Emotion et le MJ qui demande au joueur de charger une Emotion.
Les Souvenirs ont bien été utilisés, notamment dans les scènes de flashback. L’utilisation des flashbacks peut tout de même nuire au rythme de la partie car les joueurs sont passifs. Il y a une effet « cinématographique » ou « quick time event » qui me déplait un peu. Il faut que je trouve un moyen de donner plus de poids aux Souvenirs, sans passer par les flashbacks. Peut être devrais-je implémenter une nouvelle mécanique ?
Ceci dit, les Souvenirs ont été utilisé par le MJ, et non par les joueurs. Je réfléchis sur un moyen pour que les joueurs aient une emprise tangible dessus.
La règle autorisant les joueurs à proposer des éléments de fiction n’est pas satisfaisante. En effet, il est difficile pour un joueur de couper le MJ pour proposer quelque chose. Cette règle a été joué en amorce d’une scène (la fille de Sarah ou Wata qui remarque Sarah), mais jamais au sein d’une scène.
Les points d’XP pour créer les Disciplines ont amener à diverses questions que je développerai dans un prochain article.
Je suis globalement satisfait de la partie. J’ai hâte de voir la suite, tant pour la fiction que pour voir comme le système tourne sur le long terme.
Sur cet article, je parlais d’un podcast des Voix d’Altaride sur l’utilisation des images durant nos parties de JDR. J’y partage d’ailleurs 120 portraits de personnages pour des ambiances modernes.
Au delà de la simple image fixe, j’aime bien également utiliser le support vidéo. Il me sert non seulement à proposer du contexte d’univers en amont des parties, afin que les joueurs puissent se mettre dans l’ambiance avant la partie, mais également à faire monter la Hypegrâce aux génériques que je fais.
Pour la plupart des campagnes dans lesquelles je me lance, je fais un petit montage qui sert de générique. Cela permet de faire languir les joueurs, faire monter le suspense et poser une ambiance. Le générique me sert en outre comme petit rituel de début de partie: lorsque je passe la musique du générique, cela veut dire qu’on s’y met, qu’on joue et qu’on se plonge dans l’univers de jeu.
Voici quelques exemples de générique de ma confection (du plus récent au plus ancien… on peut clairement voir ma monter en compétence en matière de montage vidéo ! 🙂 )
L’un des derniers numéros des Voix d’Altaride parlait de l’utilisation des images en jeux de rôle, et notamment pour illustrer des portraits de PJ/PNJ.
Cette initiative est courante lorsqu’on joue en ligne: les cartes et les pions/tokens de personnages sont couramment utilisés. J’ai donc décidé de partager avec vous 120 tokens ! Il s’agit de 120 portraits pour les jeux à ambiance « moderne ». Pour ma part, j’utilise ces portraits pour l’Appel de Cthulhu et Vampire.