Ca y est ! L’aventure Game Chef se termine pour nous !
Alors, le Game Chef, c’est quoi ? Il s’agit d’un concours de création de jeux. Cette année, le thème principal était la Technologie. Il fallait également inclure deux des quatre ingrédients: Alarme, Danse, Esquisse et Lumière Solaire (Sunlight).
Pour notre part, nous avons proposer le jeu T.A.N.G.O.
Le jeu a terminé la course dans les 8 jeux sélectionnés par les participants (7ème sur 24 ! De justesse !) Ces 8 jeux ont été revus par le jury et c’est finalement Matching Hearts qui a gagné le Game Chef francophone cette année ! Félicitation aux auteurs, qui devront maintenant confronter leur jeu au Game Chef international.
En tout cas ce fut une superbe aventure pour Manon et moi cette année. C’est sûr, nous remettons les couverts l’année prochaine !
En voilà un titre de campagne qui envoie ! Notre ami Xiam (joueur de Wata sur ma campagne de Vampyre) se jette à l’eau pour sa première maîtrise de campagne. Il nous propose une saga dans un univers de Warhammer revisité, plus mature, où l’ambiance médiévale domine sur les canons de l’heroic fantasy.
Je vous propose ici le Générique de la campagne. Les CR de parties suivront.
Théodore affronte sa peur. Il prend une grande inspiration et entre dans la chambre qu’il partageait avec Joy. Trop de souvenirs sont revenus. Théodore repense notamment à cette nuit ou il avait offert un collier à Joy. Les sentiments se bousculent en lui. Quelque chose se détache de son corps, une lueur, une projection de son âme. Il décide alors de quitter le manoir pour rejoindre la salle de sport.
Dans la salle de sport, Théodore se déchaine, contre lui-même, contre ses remords, jaugeant les lueurs de la Nola, jugé par cette lueur bleue le représentant. Ses coups s’abattent sur le sac, la lueur se détache de plus en plus. Théodore crie, frappe de plus en plus fort, jusqu’à ce que le sac se détache. Théodore s’adosse alors contre un miroir et se demande alors ce qu’il a fait pendant ses vingt années ? Théodore se rend compte qu’il a fui et qu’il n’a pas accepté ses responsabilités. Sur les hauteurs de la Nola, Théodore se rend compte qu’il appartient à la Nouvelle Orléans et qu’il n’a rien pu faire pour sauver les gens autour de lui, les Orphelins de la Nouvelle Orléans.
Après s’être habillé, Théodore se rend au cimetière. Il cueille des roses rouges et cherche si certains noms sont inscrits sur les stèles fleurissant le cimeterre. Le nom de Joy Salor n’est pas inscrit. Au contraire, celui de Chloé Price l’est. Tout comme celui de Enzo « Maldonato » Pretti et Antoine de Savoy. Ces tombes sont ornées de roses blanches. Théodore en profite donc pour déposer une rose au pied de l’arbre ou le défunt Eric Ford a été enterré. Il se dirige ensuite vers la tombe de Chloé. La tristesse et la culpabilité l’envahissent. Après un certain temps, Théodore quitte le cimeterre et décide de rejoindre le manoir. Il y retrouve Sarah et Djamil.
Théodore s’approche et s’excuse pour son absence. Il remarque l’état fébrile de Sarah. En effet, cette dernière a le visage inondé de larmes de sang et indique à Théodore qu’elle a fait une terrible erreur. Ce dernier essaye alors comme il peut de rassurer Sarah. Mais, violemment, elle blâme Théodore pour la paralysie d’Eric.
Sarah précise aussi que deux femmes sont venues pour récupérer Alicia. Voyant que la petite fille était aux mains d’Armand, les « Madames » décident d’aller retirer la gamine des mains du sire de Sarah. Selon les « Madames », Alicia retournera à l’orphelinat. Pourtant Sarah semble avoir une autre idée pour assurer la sécurité d’Alicia. Elle sort alors son téléphone et décide de passer un coup de téléphone à sa Mère. Elle lui demande d’envoyer quelqu’un récupérer sa fille et l’emmener en France pour la mettre en sécurité. Sarah occulte le fait que sa Mère soit très conservatrice et que la France est sous l’égide du Saint Ordre. Elle cache également sa nature vampirique. Après tout, si c’est pour le bien de sa fille…
Théodore toque alors à la porte de Wata. Cette dernière est restée avec l’épée de Gabriel, qu’elle a récupéré de son combat avec Cassandra Vidal. Théodore observe alors l’épée dans la main de Wata.
– « Richard est revenu ? ».
En entendant ce prénom, Théodore observe de la douleur sur le visage de Wata. Il propose à son amie de lâcher l’épée mais elle refuse et préfère garder cette dernière auprès de lui.
Théodore lui demande ensuite de l’aide vis à vis de Sarah. Wata n’est pas convaincue qu’elle soit la meilleure personne, au vue des épisodes récents, pour aider Sarah. Théodore en profite pour faire une analogie avec leur jeunesse vampirique et qu’une aide ne doit pas se refuser, même si ils ne sont pas les meilleurs conseillers.
Le soleil va se lever sur la Nouvelle Orléans.
La nuit suivante…
Théodore joue un morceau au piano et attire l’attention de ses amis. Sarah souhaite se rendre à l’orphelinat. Pendant que Théodore l’accompagnera, Djamil se rendra à son rendez-vous avec l’une des « Madames » et Wata se rendra chez une de ses fidèles, Drew.
Déposée, Wata arrive devant un salon de beauté. Ce dernier est entouré d’un jardin fermé par des planches en bois. Wata en fait pivoter une et passe par l’arrière du bâtiment. Drew, une jeune femme légère et insouciante, gère la boutique. Elle s’empresse d’aller parler avec Wata. Elles évoquent le prochain rites et les préparatifs nécessaires. Wata quitte ensuite les lieux, déposant un baiser sur les lèvres de Drew.
Alors que Djamil s’est rendu sur son lieu de rendez vous, Sarah et Théodore arrivent à l’orphelinat. Ce dernier est situé sur l’ancien emplacement du Crossroad, bar fréquenté par les Orphelins de la Nouvelle Orléans. Les deux protagonistes entrent dans les lieux, à la recherche d’Alicia. Deux « Madames » se présentent devant Sarah et Théodore pour les guider. Il semblerait que les « Madames » s’occupent de cet endroit, rempli de bruits d’enfants, de peintures d’enfants au mur, des jouets étalés sur le sol et de sérénité. Pourtant Théodore ressent la présence de Vidal. Etrange…
Sarah reste un moment avec sa fille. Ce moment de tendresse est coupé par les explications de la vie réelle: Sarah explique à Alicia qu’elle va devoir aller habiter avec sa grand-mère. La jeune fille commence à pleurer car elle ne veut pas quitter sa mère et son père. Sarah essaye de rassurer Alicia quant à l’amour qu’elle porte envers elle jusqu’à ce que cette dernière se rendorme, un peu en boudant. Sarah est toute remuée. Elle ne sait pas comment expliquer à son enfant toute cette situation…Sa situation…
Théodore, désorienté par les souvenirs et cette sensation qui semble l’entourée, décide d’aller observer les lieux de l’ancien Crossroads. Accompagnée d’une « Madame » encapuchonné, il revisite ce lieu qui lui est étrangement familier. Quelqu’un, surement la Madame qui le suit, semble vouloir lire les pensées de Théodore. Une voix dans sa tête, méconnaissable, lui indique qu’elle sait déja tout.
– « Vraiment tout » demande Théodore.
– « Vraiment tout » lui répond la voix. « Ne touche à rien. »
Sarah finit par ressortir de la chambre, une fois qu’Alicia s’est endormie. Une discussion s’engage avec les intendantes de l’orphelinat. Sarah tente de récupérer sa fille, en vain. Cependant, les « Madames » assurent que la gamine est en sécurité.
Avant de partir, les Madames lanceront à Sarah et Théodore,
– « Méfiez vous de ceux à qui vous faites confiance ».
La porte de l’orphelinat claque. Sarah se jette contre Théodore, perdue. Ce dernier est pressé de quitter les lieux.
Les deux amis sont rejoints par Wata qui demande à Théodore de l’accompagner à la tombe de Marie Lavau. Durant le trajet, Wata essaie de se rapprocher de son ami, de lui prendre la main, mais Théodore la rejette. Arrivés sur place, la prêtresse Vaudou ouvre le tombeau pour pouvoir y caché l’épée.
Théodore décide alors de retourner au manoir, seul. Le spectre, la lueur bleuté, de ce dernier reste avec Wata devant la tombe. Langoureusement, Wata prend ce dernier dans les bras et est immédiatement envahie par une tristesse infinie. Le spectre se dissipe, comme Théodore l’a fait il y a 20 ans.
Au moment ou Wata sort du cimetière, une voiture arrive en trombe, les pneus crissant. Elle entend une musique infernale dans la voiture. La vitre se baisse et Doogie fait un signe de main à sa grande déesse.
Sarah, de son coté, en profite pour récupérer la voiture d’Eric chez elle. La maison est cernée par des bandes jaunes « do not cross ». La jeune femme fait vite et se dirige ensuite au restaurant en vue de son rendez- vous avec Armand. Malheureusement, ou heureusement, Armand n’est pas présent. Sarah soulagée, compose alors le numéro des Bellini pour prendre rendez-vous, comme prévu.
Sarah rentre au manoir, obnubilée par le futur de sa fille. Elle prie pour prendre le bon choix. Dans ses prières elle demande quelque chose, un signe pour la guider. Une vision lui apparaît alors. Elle voit alors Eric, sur un lit, toujours paralysé, plein de haine, plein de rancœur. Il parle tout seul dans sa chambre, insultant Sarah et à tous ceux de sa race. Il jure de les tuer jusqu’au dernier. Sarah est sous le choc. Elle aimerait aller le voir mais elle est sure qu’Éric la hait.
Pendant ce temps, dans la voiture de Doogie, Wata apprend que la vente d’arme a été avancée.
Feedback des MJ et notes des concepteurs:
Encore une fois, très bonne partie. Je n’ai plus grand chose à dire sur le système. Il a ses défauts (il tourne en vase clos, l’émergence est difficile survenir des joueurs, mais une fois que le MJ a introduit les éléments, le jeu tourne. Les PJ créent des scènes de vie, d’émotion et de réflexion en adéquation avec l’atmosphère)
Une V2 est donc en préparation, intégrant les premiers retours de la campagne.
Compte rendu de notre 4ème partie de Vampyre: Ein weiterer Lied. Les PJ rencontrent d’étranges dames… entre autre…
NB: Nouveau token pour Wata
La Fiction
Alors que Théodore s’éclipse pour récupérer de la nuit précédente, la Princesse, le Serpent, le Magicien s’interrogent sur leur programme nocturne. Les protagonistes sont un peu déboussolés. Sarah et Djamil briffent Wata sur les évènements de la veille… Et horrifiée, cette dernière donne un pieu à son infant d’adoption, afin qu’elle puisse se protéger. Elle lui conseille de rencontrer son sire, pour apprendre à se connaître et à maîtriser sa nouvelle nature.
Djamil, lui, évalue les conséquences que peuvent entraîner la nouvelle condition de Eric. Il est persuadé que, quand ce dernier se réveillera, il pourra révéler leur emplacement à la police, ce qui les mettra tous en grand danger. A ce titre, Wata lui propose de faire un repérage dans la ville, afin de trouver éventuellement, une planque de secours.
Entre deux mots, Wata explique à Djamil qu’elle voit clair dans son jeu. Malgré son sourire, le Serpent a su lire la douleur derrière son masque…
Finalement, Wata exprime le désir de partir se ressourcer et quitte rapidement les lieux.
Pendant ce temps, Djamil profite de l’occasion pour expliquer à Sarah, les différentes conséquences du lien de sang…Et lui indique également, différentes pistes à explorer pour développer ses capacités vampiriques.
Ensuite, Sarah passe un coup de téléphone à la nounou de sa fille. Celle-ci lui apprend que des policiers sont venu chercher Alicia… Et que ces derniers proposent un rendez vous au commissariat, si Sarah souhaite prendre connaissance de la localisation de sa fille.
Djamil pense à un coup monté, pour les capturer. La Princesse décide donc de contacter son Sire, pour récupérer sa fille par un moyen détourné.
Pendant ce temps, Wata réalise un étrange rituel vaudou, et flirte avec le monde des rêves, pour assurer à l’âme de leur victime, un passage vers l’autre monde. Pour se faire, sous forme de femme-serpent, elle se dirige vers l’étang du parc Louis-Armstrong. Malheureusement, elle y rencontre un fantôme de son passé. Cette femme, Cassandra Vidal, n’est plus que l’ombre d’elle même. Ses yeux sont injectés de sang, son visage est déformé par un rictus de haine… Et elle traîne derrière une large épée, qui grince au contact du sol.
Le passif entre les deux vampires est bien lourd.
Après un duel acharné, où la danse s’est mélangée à la violence et à la magie, le Serpent sort victorieuse… mais à jamais défigurée, par la bénédiction de sa déesse. Son corps est désormais couvert de cicatrices noires, qui décorent sa peau comme des tatouages barbares.
Dans un autre lieu, Sarah part à la cherche de son sire. Ce dernier est au port, dans un bateau où se déroule une soirée. A l’entrée du bateau, elle rencontre une vampire, nommée Jean (prononcé « Djinn »). Cette dernière, lui donne quelques conseils, mêlées d’humour sarcastique.
Puis, elle rencontre son Sire, qui, tout en perversité, lui propose de passer la soirée avec lui. Il lui offre une robe, et lui fait rencontrer ses « proches ». L’un d’entre eux, un certains Gentle Belini, lui propose de devenir modèle, pour son frère. Ce vampire tout en hypocrisie, semble masquer un coté très menaçant.
Plus tard, son Sire ne manque pas de lui rappeler combien elle doit être lui en être reconnaissante. Il lui apprend également que son mari est à l’hôpital, en soin intensif.
De son coté, au détour d’une ruelle, Djamil rencontre deux étranges dames. Elles se nomment toutes deux « madame », pour brouiller leur identité. L’une d’entre elle semble s’être enticheé de Djamil. En secret, cette dernière lui fixe un rendez vous pour le lendemain. L’autre “madame”, semble avoir un caractère bien plus dur…
Le Magicien s’interroge sur cette rencontre, en ne sachant pas trop quoi penser. Cette rencontre pourrait avoir beaucoup d’impact sur leur situation actuelle.
Sarah, à l’aide de sa petite carte, invoque Djamil, pour réveiller Eric. Après avoir pris quelques temps pour se recentrer, sous l’apparence d’un infirmier, Djamil réveille Eric… Mais l’humain sort tétraplégique de son réveil.
Djamil pense qu’il faudrait demander à Théodore d’ordonner à Eric de « bouger » pour contrer le mauvais sort.
Sarah est horrifiée par la nouvelle.
Ils décident finalement de rejoindre Wata, au lac. Aussi, en voiture, ils rejoignent le Serpent, qui est en détresse et en manque de sang. Au final, tous ensemble, ils retournent au manoir. Après quelques quiproquos, Djamil chasse pour Wata, pour lui permettre de reprendre des forces.
Ensuite, Sarah retourne voir son Sire. Elle lui propose d’être plus « sociable » si ce dernier lui ramène sa fille, qui se trouve être dans un orphelinat. Le vieux vampire ne manque pas de profiter de la situation pour augmenter son emprise sur son enfant. Il emmène Sarah rechercher sa fille, à un orphelinat. Au cours de la conversation, la Princesse apprend que cet orphelinat est sous la protection de « madame ». Au final, Sarah récupère sa fille… qui partira finalement dans les griffes de son Sire.
En rentrant au manoir, Sarah à sa première vision. Elle y voit sa fille, accro au sang d’Armand, alors qu’elle même est réduite au rang d’esclave.
Pendant ce temps, Wata brûle rituellement la tête de Cassandra Vidal. Sarah, en détresse, vient demander de l’aide par rapport à sa vision.
Mais alors, la porte du manoir s’ouvre en grand, et les deux « Madames » apparaissent dans le seuil. L’une d’entre elle semble contrôler l’autre, comme une marionnette. Elles viennent rechercher Alicia, et sont très insistantes et menaçantes. La colère monte dans la « marionnettiste » quand elle apprend qu’Alicia est entre les mains d’Armand. Après plusieurs explications, « Madame » partira, pour récupérer Alicia.
Feedback des MJ et notes des concepteurs:
Très bonne partie. On continue sur notre lancée.
Le système de combat est à revoir. Il n’est clairement pas fait pour les duels (voire même les grandes batailles). Le mieux serait de ne faire qu’un seul jet pour toute la scène, contrairement à ce que nous avions fait.
Encore une fois, le système permet aux PJ de jouer sans le MJ, en s’appuyant sur leurs Souvenirs, leurs relations. Au final, le MJ n’est là que pour relancer (comme avec les « Madames » par exemple).
Ajouter sur la fiches de perso deux liens (des attaches, des PJN). Ceci permet aux PJ d’être encore plus autonomes. Le MJ ne fait qu’ajouter du piment quand le rythme baisse un peu.
Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la lumière du soleil, Sunlight. Monlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Pour le séduire, Moonlight se faufila au plus près de lui car elle savait que son étrange parfum le troublerait. Et Sunlight n’avait d’yeux que pour elle.
+ Moonlight et Sunlight furent pris dans un tourbillon qu’ils ne purent réfréner. En effet, aussi proches, ils sentirent grandir la folie qui se tapissait en chacune de leurs âmes.
+ A son tour, pour la séduire, Sunlight se débarrassa de son masque, pour apparaitre nu, sans fard, car il savait que c’était ce secret qu’elle cherchait. Et Moonlight n’avait d’yeux que pour lui.
+ Moonlight s’abandonna à lui. Elle aussi se dévoila complètement pour le laisser prendre possession d’elle.
+ Ils marchèrent ensemble en direction du néant, afin de disparaitre car ils savaient maintenant qu’ils étaient là l’un pour l’autre.
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.
Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la Lumière du Soleil, Sunlight. Moonlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Sunlight le savait: il ne pouvait pas rester près d’elle. Il voudrait se détacher d’elle car il sait que cela lui coûtera ce qu\’il a de plus cher. Mais il ne pouvait pas car l\’envie de la garder près de lui était trop forte.
+ Pour le séduire, Moonlight évoqua leur enfance commune car elle savait qu\’en ce temps là, simple fille de domestique, Sunlight était le seul dans la maison du Patriarche qui ne
la considérait pas avec dédain. Et Sunlight n’avait d’yeux que pour elle.
+ Moonlight et Sunlight se sentirent en apesanteur. Ils entrevoyaient la possibilité d\’un amour loin des conventions sociales et des pressions familiales. Une vie à deux sans barrières ni contraintes. Juste eux, s\’aimant.
+ Moonlight le savait: elle ne pouvait pas rester près de lui. Elle voudrait se détacher de lui car s\’ils allaient trop loin, les conséquences seraient désastreuses. Leurs familles ne les laisseraient pas faire. Ce serait un temps de cris, de larmes et même de sang. Mais elle ne pouvait pas car sa passion était au-dessus de toutes ces règles, comme une pulsion auto-destructrice qui lui commandait de se jeter malgré tout dans l\’abîme.
+ Moonlight chuta irrémédiablement car le Patriarche finit par l\’apprendre. Peut-être le savait-il depuis toutes ces années, mais c\’est bien à l\’apogée de leur amour qu\’il la bannit violemment. Dans sa ch
ute, elle comprit qu\’elle ne verrait plus jamais son aimé, ni même sa famille, contrainte de rester au service du Patriarche comme garantie de sa docilité. Les rares témoins de sa fuite prétendent qu\’elle pleurait des larmes noires comme le ciel d\’une nuit sans lune.
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.
Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la Lumière du Soleil, Sunlight. Moonlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Pour le séduire, Moonlight posa ses mains sur son torse lorsque la musique se fit entendre car elle savait que le tango possédait une magie douce et sensuelle qui faisait chavirer les cœurs. Et Sunlight n’avait d’yeux que pour elle.
+ Moonlight et Sunlight furent pris dans un tourbillon qu’ils ne purent réfréner. En effet, ils ne maîtrisaient plus aucun de leurs pas : la musique avait pris possession de leur être. Ils ne voyaient plus l\’environnement,
ils étaient seuls, l\’un avec l\’autre, guidés par le divin tango. Moonlight et Sunlight avaient cette agréable mais aussi étrange impression que chacun de leurs mouvements faisait vibrer le sol et emportait tout sur son passage !
+ Moonlight et Sunlight se sentirent en apesanteur. Ils se virent flotter au-dessus de la terre sur laquelle ils avaient débuté la danse érotique. Plus ils enchaînaient les mouvements de cette danse, plus ils s\’élevaient, plus ils faisaient abstraction de la réalité ! Le monde tel qu\’ils l\’avaient connu n\’existait plus, seuls eux deux peuplaient leur réalité, en rythmant le moindre de leurs désirs grâce au tango. Ils atteignirent l\’apothéose dans une étreinte intense pleine des feux ardents de leur amour.
+ Sous les rayons de Sunlight, Moonlight était radieuse. Mais c’était lorsqu’il la faisait danser dans un ciel étoilé qu’elle rayonnait encore plus.
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.
Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la Lumière du Soleil, Sunlight. Moonlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Ils marchèrent ensemble en direction de [l’ombre d’un nuage orageux] dans le but de [mêler leurs lumières au prisme d’une goutte d’eau. En traversant la larme du ciel leur éclat ne ferait plus qu’un avant de se répandre sur le monde en faisceau lumineux. Il n’avaient pas peur de prendre le risque que la pluie éteigne la flamme qui brûlait en leurs coeurs] car ils savaient qu’ils étaient là l’un pour l’autre.
+ Pour l(e) séduire, Sunlight [n’hésita pas à diminuer un instant son propre éclat] car il savait que [Moonlight était sensible à la beauté et qu’il n’y avait rien au monde de plus attrayant que sa propre lumière. Les gouttelettes se mirent à refléter son image comme autant de miroirs convexes. Moonlight était pris au piège de sa vanité; son attention acquise il ne restait plus à Sunlight qu’à se mettre à briller à nouveau pour l’éblouir et le capturer. Sunlight se mit à irradier…]. Et Moonlight n’avait d’yeux que pour lui.
+ Sous les rayons de Sunlight, Moonlight était radieu(x). Mais c’était lorsqu’il [le faisait léviter au dessus des normes du réel] qu’(il) rayonnait encore plus.
+ Moonlight et Sunlight se sentirent en apesanteur. Ils [prirent le temps. Après l’avoir fait tournoyer jusqu’à l’ivresse, Sunlight pouvait maintenant profiter de son abandon et lui montrer l’étendue de la palette de son amour. La subtilité de sa douceur… ].
+ Moonlight et Sunlight furent pris dans un tourbillon qu’ils ne purent réfréner. En effet, [Moonlight se sentait perdre prise mais il était trop tard, il n’avait plus envie de résister; même si Sunlight lui avait menti, même s’il n’avait pas compris que sa ruse était vaine… que ce qu’il avait essayé de lui prendre de force avait toujours été sien. Il volait ce qui lui était offert].
+ Sunlight prit le dessus sur Moonlight en [l’immobilisant. Les gouttes d’eau n’étaient pas là pour refléter leur amour mais pour le capturer. Sa lumière dissipa les nuages, libérant les cieux de leur voile brumeux. Avant de disparaitre la nuée grise se condensa en une goutte unique, de taille et de régularité de forme inégalée, qui vint se glisser autour de Moonlight pour venir le sertir d’une prison limpide et fabuleuse. Noyées dans la Larme, Sunlight ne s’aperçut jamais de celles du captif. Ses rayons se répandaient désormais sans limites et lui seul pouvait profiter de l’éclat de Moonlight ] car [tel avait toujours été son désir. ].
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.
Compte rendu de notre 3ème partie de Vampyre: Ein weiterer Lied. Les PJ sont réunis au manoir. Sarah a été Etreinte il y a peu. Il s’agit maintenant de s’organiser et de commencer à agir… Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu.
La Fiction
Théodore propose à Djamil de s’installer dans l’ancienne chambre d’Eliot. Lui-même s’apprête à ouvrir la porte de celle qu’il partageait avec Joy mais renonce de peur d’être submergé par l’émotion qui s’y trouve. Il reporte. Il s’y rendra lorsque le manoir sera vide. Pendant ce temps, Wata questionne Sarah sur ce qui s’est passé, sa vie, sa soeur, son potentiel Sire prénommé Armand. Elle la rassure et prend soin d’elle comme elle peut. Wata comprend que Sarah, en quête de renseignements, s’est jetée dans la gueule du loup… Armand l’a étreinte de force. La prêtresse vaudou ne peut que faire le parallèle avec sa propre expérience.
Sarah s’enquiert de sa fille et de son compagnon! Mais avant qu’elle puisse les revoir il faut qu’elle apprenne à se maitriser… elle doit apprendre à contrôler sa soif.
Elle refuse de faire du mal à un être humain et demande à Wata de lui laisser boire son sang afin d’apprivoiser la morsure. Wata craint que ce ne soit pas suffisant mais cède, n’osant annoncer l’horreur des tristes réalités de la non-vie vampirique à une jeune femme encore pleine d’innocence.
Théodore questionne Djamil sur les regrets, en a-t-il? « Oui, beaucoup… tout le temps en fait…» puis le magicien se lance à nouveau dans quelques tours de passe-passe «…mais bon, ça ne m’empêche pas d’avanner, et toi? ». Théodore parle alors d’avoir essayé d’avancer, coûte que coûte, mais de réaliser de plus en plus clairement qu’il a fait le mauvais choix. Il questionne le magicien sur l’existence du pardon, y croit-il? Ce dernier se confie un peu à son tour: « C’est des questions un peu compliquées pour moi, disons que d’habitude je pense surtout à avancer et à me poser le moins de questions possibles pour être tranquille. »
Théodore se sent à l’aise pour se confier auprès de Djamil qui attribue ça à son côté magicien auquel les gens viennent facilement raconter leurs vies. Le prestidigitateur reste à l’écoute mais esquive adroitement les questions trop personnelles, s’abstenant d’en dire d’avantage à son propre sujet. Djamil conseille à Théodore de laisser le passé de côté et de se concentrer sur ce qu’il doit faire maintenant.
Théodore laisse Djamil rejoindre Sarah et Wata et se dirige vers l’ancienne chambre de ses amours.
Rien n’a changé, il est le premier à y perpétrer depuis leur départ. Son absence y est omniprésente… Joy. Les souvenirs et la tristesse associée à ces derniers sont insoutenables et, la main encore sur la poignée de la porte qu’il vient d’ouvrir, il referme cette boîte à musique avant de se noyer dans la lancinante mélancolie de sa mélodie aux accords mineurs. Désolé, il referme la porte derrière lui et part retrouver les autres.
Lorsque Sarah absorbe le sang de Wata elle absorbe aussi des souvenirs anciens… Elle se voit à la place de Wata, autrefois Aimé. Autour d’elle, les Orphelins de la Nouvelle Orléans, dont Théodore et Joy. Sarah voit ses bras se mouvoir. Elle porte une épée et agit comme Aimé l’a fait il y a 20 ans. Elle se voit décapiter un vampire, ancien et magnifique…
En revenant à elle, Sarah ne réalise pas qu’elle était dans un souvenir d’Aimé et que la figure maternelle qu’elle a devant elle est un meurtrière.
Wata se laisse aller à la morsure de Sarah, à cette douleur qui se transcende en don de soi, une forme étrange de transmission. Des images lui viennent… une maternité, un homme et une femme en plein labeur. Eric la soutient, il encourage une Sarah à bout de forces. Enfin la délivrance; un couple amoureux et uni autour de leur nouveau-né. Un instant apaisé. Quelque chose qu’elle ne connaitra jamais.
Djamil et Théodore entrent dans la chambre. Sarah est sur le sol en train de pleurer.
Emue par les pleurs du nouveau-né qu’est Sarah Wata se met à son niveau et la prend dans ses bras.
Djamil est choqué par ce qu’il vient de voir et laisse son écœurement s’exprimer. Pour lui, Wata vient de profiter de son ascendant sur la jeune vampire pour la lier au sang. C’est un acte d’une grande perversité. Il soupire. A-t-il connu de telles pratiques dans son passé ? Djamil reste silencieux sur son passé et blâme Wata.
Wata décèle du dégout dans les yeux d’un Djamil choqué qui jusqu’ici n’avait manifesté que des émotions de surface, un sourire inextinguible aux lèvres. Son sourire s’est éteint pour passer le relais à des yeux qui s’allument de mépris; cette déception dans le regard lui rappelle quelque chose, ou plutôt quelqu’un…
L’incompréhension règne et empoisonne tout.
Théodore se porte garant de l’intégrité de Wata et réfute l’hypothèse d’une intention d’aliénation dans son acte. Djamil n’est pas convaincu et le manifeste par des regards très durs vers la créature qu’il accuse intérieurement de traitrise mais accepte de se concentrer sur l’aide à apporter à Sarah.
Un chose est sûre, la jeune Sarah va devoir apprendre à se nourrir seule, et sur un humain. Théodore tend la main vers Sarah pour l’aider à se relever. « Ce ne sera pas difficile, on sera là à tes côtés. » Sarah saisit sa main. « Je pense que Wata va aller t’aider et va te montrer comment faire. »
La leçon allait commencer, dans le quartier de Storyville où se prostitue Wata…
Pour la première fois le regard de Wata se pose dénué de rancune sur Théodore; sa gratitude reste intérieure mais elle l’amène à appréhender son ancien ami d’un regard différent. Cette sensation s’était déjà esquissée lorsque Théodore avait empêché une Sarah affamée de se jeter sur Doggie. Wata avait essayé mais n’avait pas réussi à l’en empêcher, sans lui… heureusement il avait été là.
Les habitants du manoir grimpent dans une voiture en direction du centre ville. Sur la route une interview passe à la radio entre deux spots publicitaires. La voix de Vidal… son charisme passe à travers les ondes et terrasse Théodore et Wata sur leurs sièges. Une jeune journaliste, Deborah Mahels, le questionne à propos des bons résultats de baisse de la criminalité dans la capitale qu’il attribue aux nombreuses fouilles et atteintes à la vie privées dont sa politique est responsable, tout cela enrobé de bienveillance et d’esprit de paix. Il parle de la lutte contre le Saint Ordre et mentionne l’attentat ayant eu lieu au Lady’s Night, la mort de la délégation britannique envoyée pour signer des traités et la responsabilité de deux terroristes Djamil le Magnifique et son complice Théodore Caufield, un désequilibré, trublion de longue date impliqué dans la chute de la mascarade et qui cherche à nouveau à troubler l’orde public. La VSPD, Vampire State Police Department, est sur leur piste.
Théodore arrache la radio et la balance hors du véhicule. Djamil a envie de fuir mais la piste d’en découvrir un peu plus sur le Saint Ordre responsable de la mort de sa famille de cirque comme de coeur et de l’attentat du Lady’s Night le retient encore pour le moment. Décontenancé par la mention de son nom à la radio il se lance dans un tour de passe-passe, faisant apparaitre un nouvel autoradio et le remet à sa place. « Tiens c’est bizarre, c’est la première fois qu’on me dit que je suis un terroriste, ça sonne bien! »
Sarah vient de découvrir qu’elle est entourée de deux terroristes. Elle regarde Wata qui lui enserre la main et ne peut la rassurer, encore sous les ondes de choc de la voix de Vidal. Le véhicule arrive à destination.
Après avoir déposé Sarah et Wata à Storyville pour une leçon de chasse, les deux hommes se rendent au Lady’s Night pour enquêter.
Tout le quartier a été bouclé et délimité par des rubans de police. Le Lady’s Night est vide. De l’extérieur une forte odeur de chlore est perceptible, comme si le sol et les murs du lieu avaient été désinfectés. C’est la même odeur qu’après le meurtre de la famille de Djamil. Ses traits se durcissent en même temps qu’un intérêt apparait sur son visage, il est sur le coup, il va peut-être bientôt en savoir plus! Ils décident de faire le tour pour pénétrer le bâtiment par la sortie des artistes. Tout a été nettoyé. Djamil observe les anciens impacts de balles comblés par du plâtre et repeints. Il creuse mais les balles ont disparu. Théodore veut vérifier s’il n’y a pas d’indices oubliés sous la scène.
Alors qu’ils descendent au sous sol, ils entendent des pas derrière eux.
Une silhouette bourrue assez imposante apparait. Un vampire avec des cheveux mi-longs et un air assez dur. Il plisse les yeux. Il s’agit de Gregorio Dandini, un journaliste de la nuit, lui aussi vampire, qui enquête sur cette mystérieuse attaque. Il est persuadé que les autorités cachent quelque chose. Les deux compagnons d’infortune lui parlent de leurs recherches sur l’implication de vampire en tant que membres de Saint-Ordre. La curiosité de Gregorio est piquée. S’il doit collaborer avec des terroristes pour avoir un scoop, il le fera…
Sarah serre fort la main de Wata qui dégrafe son manteau pour libérer ses formes et attirer le chaland. Un jeune homme de bonne famille aborde timidement Sarah. Il a peut-être 16 ans et vient visiblement de rassembler tout son courage et ses économies pour ce qui doit être une première fois. Il vient s’encanailler dans un quartier sulfureux de la ville. Wata commence à s’occuper du jeune homme et invite Sarah à se joindre à cette danse sensuelle.
Sarah s’approche doucement. Elle a peur mais la jugulaire l’appelle, la pulsation est irrésistible. Elle hésite un instant puis elle mord. Un afflux de chaleur dans sa bouche la remue profondément. Ce n’est pas comparable avec le sang vampirique de Wata, c’est une extase différente. Elle s’accroche un peu au corps de l’adolescent, elle passe ses bras autour de son cou pour mieux boire et commence à perdre le sens de toute mesure; elle ne peut ni ne veut s’arrêter de boire…
Wata est restée alerte aux signes vitaux du jeune homme et perçoit son pouls diminuer. Elle interpelle Sarah, ça suffit, il faut arrêter! Sarah, perdue dans les sensations, ne réagit pas, elle va le vider!
Après plusieurs interjections et une tentative physique de Wata, Sarah réagit enfin. Elle repousse Wata puis prend conscience de sa perte de contrôle et la regarde d’un air effaré. « Qu’est-ce que j’ai failli faire? »
Le jeune homme est quasiment vidé de son sang. Ses yeux s’ouvrent sur une expression de douleur et d’incompréhension. Sa plaie suinte encore et il s’attrape la gorge des deux mains pour essayer de contenir le sang dans un geste paniqué.
Ni Sarah, ni Wata n’ont conscience de ce qu’elles font. Wata n’a jamais eu l’enseignement d’un Sire, elle ne connait pas les mécanismes de l’Etreinte. Sarah est trop jeune pour connaitre les secrets des vampires. C’est d’un commun accord qu’elles commettent un erreur fatale: Sarah donne son sang au moribond.
Son ventre fait soudain un bruit monstrueux et il se met à vomir. Il est en train de mourir, sa transformation commence… Sarah court vers lui « Pardon, pardon, je voulais pas, je voulais pas! »
Ses dents poussent et il commence à crier, ses yeux sont pleins d’incompréhension. Le cauchemar se poursuit, l’innocent pleure du sang et s’accroche à Sarah; il commence à pâlir, à devenir froid. Puis sa peau se décompose et commence à partir en lambeaux, son odeur est celle de la pourriture. Le Sang de Sarah n’est pas assez fort pour engendrer… Le jeune homme est mort. Sarah est traumatisée. Wata est mutique. Désespérée, elle appelle Théodore à la rescousse.
Djamil de son côté entre seul dans la voiture de Gregorio, après avoir laissé Théodore rejoindre Wata et Sarah. Le journaliste doute des bonnes intentions officielles de Vidal. « Vous êtes des terroristes bien singuliers! »
Les deux vampires négocient les informations. Au final, Djamil comprend que:
La délégation anglaise, dont faisait parti Théodore, était attendu par des limousines à l’aéroport. Le contact au Lady’s Night était un leurre.
Théodore n’apparaît pas sur la liste des membres de la délégation. Par contre, sa mentor, Elisabeth, utilise le nom de famille de Théodore. Elle apparaît sur la liste comme étant Elisabeth Caufield.
Finalement Gregorio propose l’adresse du lieu où sont entreposés les corps des membres du Saint Ordre abattus par la police lors de l’attentat, en échange Théodore viendra se confier sur ses rapports avec Vidal et lui parlera du point faible du dictateur.
Deal ! Les deux vampires se serrent la main avant de se séparer.
Théodore récupère Sarah et Wata. Puis, rejoint par Djamil, les protagonistes retournent au manoir. Théodore enterre le jeune homme dans le jardin. Wata reste mutique. Qu’a-t-elle fait ? Elle qui voulait protéger Sarah du monde cruel des vampires, elle a fait tuer la première victime…
Djamil se retire dans sa chambre. Il est écoeuré. Pourquoi se battre, pourquoi rester avec ce groupe alors que la magie pourrait tout résoudre ?
Sarah pleure de plus belle. Elle craque et appelle son compagnon, Eric, pour qu’il vienne la chercher.
Après un moment, Eric arrive au manoir. Il a l’air ivre et enervé. Il attrape Sarah violement. « Bon t’étais où?! Je me suis occupé de ta fille pendant deux jours. Allez viens on rentre à la maison! »
Théodore dégage brusquement Sarah de la poigne d’Eric. Le couple s’explique. Eric est dégoûte par la nature de Sarah. Quant à elle, elle ne sait pas quoi dire, quoi faire. Elle pense à sa fille, qu’Eric lui interdit de voir maintenant. Les voix s’élèvent, la tension monte, la dispute se fait plus violente, au risque de réveiller les voisins.
Théodore et Djamil plongent alors Eric dans un sommeil profond et le ramènent chez lui. Ils s’occuperont de son cas plus tard… Et s’il parle du manoir aux autorités ?
Sarah est abattue. La perspective de ne plus voir sa fille la tue. Elle décide de se laisser mourir au soleil. Théodore la retient et l’enferme dans sa chambre pour l’empêcher de s’immoler. « Je ne te laisserai pas. Je ne veux pas que tu fasses comme moi. Je regrette déjà tout ce que j’ai fait dans ma vie, dans ma non-vie. Je ne laisserai pas quelqu’un avoir les mêmes remords. Tu comprendras peut-être avec le temps ce que j’ai fait, au fond tu ne me connais pas. Mais pense à ta fille. »
Lorsque la Magie s’est apaisée en Djamil il retourne dans la salle commune, il y voit Wata gisant sur le sol. Il pousse un soupir, la soulève puis la dépose sur son lit dans la chambre rouge. Il fait le tour du propriétaire et s’assure que toutes les ouvertures du manoir soient fermées et ne laissent pas passer la lumière puis il se dirige dans sa nouvelle chambre dont il bloque l’entrée. A l’intérieur une vieille bouteille de bourbon avec un verre vide si ce n’est un léger amas de poussière déposé par le temps. Des gants de boxes sont accrochés au mur…
Le soleil se lève bientôt. Les protagonistes se couchent, le coeur lourd. La nuit à été longue. Encore une nuit à la Nouvelle-Orléans et peut-être la dernière dans ce manoir.
Feedback des MJ et notes des concepteurs:
Super partie ! Ca a été intense pour les PJ, ils en ont pris plein la gueule et les joueurs ont adoré. Entre Wata qui veut être maman mais qui n’y arrive pas, Djamil qui questionne sa volonté ou plutôt son désir de fuite, Théodore qui va de l’avant pour dépasser son regret et Sarah, la pauvre Sarah, qui fait ses premières nuits… Bref, la partie a été super intense !
Cette partie montre bien ce que le jeu a dans le ventre. Beaucoup d’introspection, de réflexion sur les convictions des PJ.
Les Souvenirs ont bien servi, autant aux PJ pour se questionner et pour agir, qu’aux MJ pour tendre des perches ou des bâtons
Pour faciliter l’ancrage des PJ, il serait bien d’obliger les joueurs à créer un ou deux PNJ, même du passé. C’est un soucis que nous avons eu avec Djamil, qui est un perso vagabond et sans attache. Difficile alors de tirer sur les cordes sensibles du personnage. Ses interactions avec les autres personnages (PJ/PNJ) sont limités à cause de cela, là où Théodore, Sarah et Wata entretiennent une dynamique autoportante. En gros, il faut l’intervention des MJ pour faire interagir Djamil, pour faire en sorte de creuser le PJ alors que pour les autres, la construction des perso, aidée par le système, l’interaction est plus naturelle.
Au final, nous n’avons presque pas jeter de dés. Il faudra simplifier les jets dans la base. Je pense qu’il faut garder les jets de Caractéristiques (Corps, Coeur, Esprit) pour les actions et les jets d’Emotion pour les Disciplines. Et c’est tout !
Les jets d’Emotion devraient être plus permissif:
les 1 sont comptés comme des échecs
les 6 comme des succès
La somme des succès et des échecs donne un nombre de succès. Si ce nombre est plus grand ou égal à 0, la Discipline réussit. Sinon, elle ne rate pas, mais il se passe quelque chose d’imprévu.
On garde bien sûr les jets d’Emotion pour la Décharge des Emotions
Le système entretient bien le roleplay. Nous ne sommes quasiment jamais intervenu en début de partie.
Au final, nous n’intervenons que pour ajouter des éléments dramatiques. Le système tourne bien pour cela.
Il faut ajouter quelques conseils de maitrise, en reprenant ce que propose Thomas Munier dans Inflorenza Minima:
Donner pour reprendre;
Obligation de cruauté de la part des MJ, pour mettre les PJ face à des choix moraux;
Poser des questions sur le passé des PJ, leur entourage, pour avoir des leviers sentimentaux et moraux.
Il y a une histoire, dans les bordels de Buenos Aires, qui raconte l’histoire de la Lumière de la Lune, Moonlight, et de son amour avec la Lumière du Soleil, Sunlight. Moonlight était radieuse et Sunlight était rayonnant, mais leur union était impossible.
+ Pour le séduire, Moonlight se para d\’une aura blanche car elle savait que Sunlight aimait la pureté de la lumière. Et Sunlight n’avait d’yeux que pour elle.
+ Lorsqu’ils se rencontrèrent enfin, Sunlight prit le dessus sur Moonlight en lui prenant sa lumière, son rayonnement, car il savait qu’elle resterait avec lui ainsi.
+ Ils marchèrent ensemble en direction du firmament dans le but de se marier, de s’unir à jamais, car ils savaient qu’ils étaient là l’un pour l’autre.
+ Mais Moonlight le savait: elle ne pouvait pas rester près de lui. Elle voudrait se détacher de lui car il l’éclipsait, il cachait son rayonnement, il l\’absorbait toute entière . Mais elle ne pouvait pas car il détenait sa lumière.
+ Moonlight s’abandonna à lui, désespérée. Elle se résigna de briller pour le laisser prendre possession d’elle.
+ Moonlight chuta irrémédiablement car elle avait abandonné sa lumière à Sunlight. Dans sa chute, elle comprit son erreur. Le monde était maintenant plongé dans le noir la nuit. Elle ne put le supporter et se rebella contre Sunlight. Elle reprit son droit de briller sur la nuit et se sépara de Sunlight pour toujours.
Ainsi se termine l’histoire d’amour de la Lumière de la Lune et la Lumière du Soleil.